La crise sanitaire du COVID-19 fait de la session 2020 de l'agrégation une session extraordinaire et en modifie les modalités. En particulier cette année les épreuves écrites serviront d'épreuves d'admission ; il n'y a pas d'épreuves orales. À la rentrée, les fonctionnaires stagiaires bénéficieront d’un accompagnement renforcé et de la visite d’un inspecteur pour faire le point avec eux. Au printemps 2021, la procédure de titularisation sera renforcée notamment grâce à une évaluation orale. 

Plusieurs questions sont soulevées par ces procédures exceptionnelles. Ce site essaie de répondre à certaines d'entre elles. La situation évolue rapidement ; certaines décisions ne sont pas figées. Il est recommandé de le consulter régulièrement.

Dernière mise à jour : 21 mai 2020.

Il est possible d'adresser des questions à rapport.agreg - at - inria.fr.

Ce site n'a pas de valeur officielle : la seule communication officielle est celle du Ministère de l'Education Nationale et de la Jeunesse (https://www.devenirenseignant.gouv.fr/ et https://eduscol.education.fr/).

  •  Les sujets distribués seront-ils les sujets initialement prévus ou auront-ils un format particulier ? 

Les sujets utilisés pour cette session seront bien les sujets qui étaient initialement prévus, sans aménagement particulier. Ils s'inscrivent dans la ligne des sujets proposés ces dernières années aux épreuves de mathématiques générales, d'analyse-probabilités ou du concours docteurs.

Comme indiqué dans les rapports de jury des années précédentes, il est recommandé de s'attacher à produire une rédaction soignée et efficace, de s'impliquer particulièrement  sur les questions de début de sujet. Il est important de bien énoncer les théorèmes utilisés et d'en identifier très clairement les hypothèses d'application.

Pour le concours docteurs, il est vivement recommandé de respecter les indications de temps sur chaque partie du sujet et notamment de consacrer au moins la moitié du temps de l'épreuve à l'étude d'un des deux problèmes.

  • Le nombre de postes évolue-t-il compte tenu des circonstances ?

Le nombre de postes des agrégations externes de mathématiques reste inchangé. Le jury a la latitude de proposer, si la qualité des copies le justifie, une liste complémentaire, ordonnée, et dépassant le nombre de postes ouverts, que la DGRH a possibilité d'exploiter en fonction des besoins.

  • Y aura-t-il un classement ?

Cette question n'est pas complétement  tranchée pour le moment. A priori le jury fournira une liste ordonnée des candidats qu'il estime pouvoir être admis, en fonction des prestations aux épreuves écrites et selon toute vraisemblance ce classement sera publié.

  •  Les candidats qui réussissent le concours mais ambitionnent un meilleur rang (si classement il y a) auront-ils la possibilité de repasser le concours l'année prochaine sans démissionner ?

Il est tout à fait possible de se présenter au concours en étant en fonction comme fonctionnaire ou fonctionnaire stagiaire.

  • La barre d'admissibilité des années précédentes sera-t-elle la même pour être admis cette année ?

L'admissibilité et l'admission jouent habituellement des rôles différents et complémentaires. Dans la configuration exceptionnelle de cette session la question à l'issue des épreuves écrites n'est plus de sélectionner les candidats qui doivent pouvoir défendre leurs chances à l'oral, en nombre bien supérieur au nombre des postes à pourvoir. Aussi la barre d'admission de cette session sera forcément très sensiblement supérieure à la barre d'admissibilité des années précédentes. La barre et le nombre de reçus seront appréciés au vu du contenu des copies et de la maîtrise disciplinaire attendue à ce niveau.

  • Quand auront lieu les épreuves ?

Le calendrier des épreuves n'est pas fixé pour le moment. Il est vraisemblable que les épreuves se dérouleront entre le 15 juin et la deuxième quinzaine de juillet.

  • Que devient le rôle des options ?

Les options ne sont prises en compte qu'à l'oral, via l'épreuve de modélisation et, pour l'option D, l'épreuve de leçons d'informatique. Cette épreuve joue habituellement un rôle important dans le concours et donne l'occasion aux candidats d'une part de mettre en pratique un contenu mathématique dans une situation concrète, d'autre part d'exprimer des compétences spécifiques, reflets de leurs goûts et de leurs parcours.

La session 2020 ne comportant pas d'épreuves orales cet aspect ne pourra pas être évalué cette année. L'investissement des candidats n'est toutefois pas perdu puisqu'il contribue à renforcer leurs connaissances et trouvera à s'exprimer aussi dans leur pratique professionnelle future.

En ce qui concerne les épreuves écrites, le jury veille scrupuleusement à ce que les sujets ne puissent avantager une option par rapport aux autres. Les statistiques des années précédentes confirment la très grande homogénéité des performances des candidats des différentes options et ne montrent aucun biais particulier. Les candidats de l'option D, dont la proportion est significativement plus faible, ne semblent pas devoir être particulièrement désavantagés au classement des épreuves écrites.

  • Comment évolue la règle suivant laquelle il faut avoir le master à la date de l'admissibilité ?

La situation est très exceptionnelle et le fonctionnement des Universités est très perturbé. La validation des masters sera affectée. Aussi les règles seront certainement interprétées avec souplesse, au moins tant que les lauréats auront validé leur diplôme avant leur prise de fonction.

  • La présentation d'un dossier décrivant le parcours et les activités de recherche est-elle maintenue pour le concours docteurs ?

Cette question n'est pas complétement  tranchée pour le moment. Le jury souhaiterait que cette composante du concours soit maintenue.

  • Les reports de stage pour le CAPES, l'agrégation, les études doctorales, seront-ils possibles cette année ?

Les dispositions de reports de stage restent a priori inchangées. En revanche, les procédures de titularisation, avec un oral spécifique, mises en place pour cette session devraient s'appliquer en 2022 pour les lauréats de la session 2020 qui auront été placés en position de report pour l'année académique 2020-21.

La situation des lauréats 2020 qui s'engageront dans une thèse et peuvent valider leur stage par un service d'enseignement dans un établissement du supérieur n'est pas tranchée pour le moment.

  • Les candidats reçus au capes (en 2019 ou 2020) et à l'agrégation (en 2020), mais recalés au stage d'agrégation pour insuffisance théorique peuvent-ils être titularisés comme certifiés ?

Cette question n'est pas tranchée et s'appréciera certainement en fonction des besoins.

  • Quels seront l'esprit et la forme des oraux de titularisation ? S'agit-il d'un report des épreuves orales du concours ? Quel jury va s'en occuper?

Les contours de cet oral ne sont pas encore déterminés. Il ne s'agira pas d'un oral de concours, même si l'objectif devra très certainement répondre à une exigence disciplinaire. Cette évaluation obéira à un cadrage national, mais sera opérée par les rectorats. Il est probable que cette évaluation impliquera des collègues universitaires ou exerçant en CPGE. L'année de stage sera accompagnée d'un suivi renforcé.
 

 

Conseils aux candidats pour les épreuves de la session 2020

 

Les candidats doivent se faire confiance et faire confiance à leur préparation. Les sujets de la session 2020 sont tout à fait dans la lignée des sujets des dernières années. Ils sont progressifs et permettront de valoriser un travail de préparation sérieux. La préparation au concours est un tout et l'investissement pour préparer les leçons et la modélisation a permis aux candidats de renforcer leurs connaissances et de gagner en maturité et recul sur les notions du programme ; ce travail d'ensemble ne peut être que payant. Les sujets comprennent un certain nombre d'exercices et énoncés classiques ou basiques. Le jury considère que ces parties des sujets sont de nature à faire la preuve d'une maîtrise minimale du socle disciplinaire. Elles devront donc être particulièrement soignées. Par ailleurs, tout candidat peut trouver matière à s'exprimer durant tout le temps imparti aux épreuves qu'il faut pleinement exploiter.

Le jury est mobilisé pour gérer la situation inédite qu'implique la suppression des épreuves orales et mène une réflexion approfondie pour adapter son évaluation à cette situation, avec la préoccupation de ne rien céder sur les exigences disciplinaires d'un concours d'accès aux corps des agrégés. Compte tenu du caractère spécifique de cette session, une attention renforcée sera attribuée aux critères suivants :

- une démarche suivie et opiniâtre sera récompensée sur une stratégie de grapillage cherchant à traiter des questions éparses dans le sujet,

- rigueur de la logique et des raisonnements, attention à la nature des objets manipulés, gestion des parenthèses, précision des énoncés, vérification soignée des hypothèses, cohérence et honnêteté intellectuelle.

- l'efficacité de la rédaction doit permettre d'expliquer clairement les raisonnements, en évitant de delayer sur une longueur excessive des arguments confus et le verbiage fuligineux.

- le jury sera vigilant quant au soin apporté aux notions d'implication, d'équivalence, de contraposée, à la quantification des objets (soit, quel que soit, il existe, il existe un unique…) et aux raisonnements par récurrences. L'accumulation d'erreurs grossières, même si le sujet est largement abordé par ailleurs, sera sanctionnée.

Enfin, la clarté de l'expression, l'orthographe et la présentation générale seront valorisées.